Hard Corrida

Francisco l’toréro,
Comme chaque matin d’vant son miroir,
S’prépare pour son combat du soir
Tout en chantant “mort aux taureaux”
Il fait gonfler ses pectoraux,
Se lance son plus beau regard
Et sort enfin de son placard
Son costard de super-héros

Quand soudain, la peur s’immisce,
Ses poils se dressent, son coeur s’emballe
A la vitesse d’un coup d’cymbale
Sur ses yeux pâles un bandeau glisse
Une lame effleure sa peau lisse,
Autour d’son cou un lien s’enlace,
Ses ravisseurs le font prendre place
Dans le fourgon de leur complice…

300 bornes plus tard,
Les portes sont ouvertes à nouveau
La lumière l’aveugle,
Il sort et s’vautre dans l’caniveau
Des ombres autour de lui s’agitent
Et l’poussent dans un couloir
Il s’pince pour s’reveiller
Mais c’n’est que l’début d’son cauchemar
Car Francisco déboule
dans une arène de Corrida
Les hurlements d’la foule
Augmentent à chacun de ses pas
De l’autre côté d’la piste :
3 silhouettes imposantes
Alors que notre protagoniste,
Ne m’sure qu’1m60…

Refrain
Francisco l’torero,
Au milieu de l’arène
Mais les rôles n’sont pas les mêmes,
Cette fois c’n’est pas lui le héros
Francisco l’torero, au milieu de l’arène
Non c’n’est pas lui qui tient
Les rênes de son nouveau numéro

Il r’garde dans les gradins,
Y’a que des bêtes à cornes :
Des yacks, des gnous, des daims,
Des vaches qui bouffent du popcorn,
Des moufflons, des bouquetins,
Des rhinos, des capricornes
Des chêvres tapant des mains,
2-3 dahus et des licornes

Mais tout ce troupeau n’a d’yeux
Qu’pour l’habit de lumière
Que porte avec fierté,
Le plus costaud d’ses trois rivaux
Francisco quant à lui
N’est pas plus vêtu qu’un ver
Et commence à galoper,
Pour se sortir d’ce scénario

Maudit Kébri

Refrain
Francisco l’torero,
Au milieu de l’arène
Il court à perdre haleine,
Pour échapper à ses bourreaux
Francisco l’torero,
Au milieu de l’arène
Pas d’bol ! Non pas d’veine !
On n’tourne pas l’dos à un taureau…

Il s’fait charger par derrière,
Trébuche et mange la poussière
Se r’lève, prends des coups d’cornes,
Et s’retrouve à nouveau par terre
Un sabot sur le torse,
Il est en très mauvaise posture
Il prie pour que l’bon Dieu
Le sorte de cette mésaventure

La foule s’écrit alors “ à mort le matador!”
“à mort! à mort! à mort le matador!”

Francisco supplie,
Parle de sa femme et d’ses rejetons
Son bourreau lui confie
Qu’il n’y aura pas d’exécution
Qu’il va juste lui prendre sa queue
Et ses oreilles par tradition
Mais que cette perte là
N’est pas sa véritable punition…

Siempre toreando,
Matando pobres bestias
Tu mujer te ha puesto todos
Los cuernos de los torros
Y hoy se fue con otro,
Con tu hijo y sus hermanas
Ahora ves que cosechamos
Todo lo que sembramos

Refrain
Francisco l’torero, au milieu de l’arène
Sans gosses, sans sa reine et le moral à zéro
Francisco l’torero, “seul!” au milieu de l’arène
Sans queue, sans oreilles,
Mais cornu comme un taureau


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