Je lève mon vers

Je lève mon verre
A ceux qui ont l’cœur au bout des doigts
Et qui t’accueillent à bras ouverts
“Quand dans ta vie il faisait froid”

Je lève mon doigt
A ceux qui dressent des barrières
Partisans du chacun pour soi
Chacun pour soi, chacun chez soi
Chacun sa vie et ses galères

Je lève mon verre
A ceux qui tentent de filer droit
Aux sans-emploi, aux bas salaires
A ceux qui trinquent comme vous et moi !

Je lève mon doigt
Aux politicos sans manières
A ceux qui rédigent nos lois
Mais constamment passent au travers

J’élève la voix et lève le voile
Sur mes sentiments et mes maux
J’relève la tête et vous révèle
Le fond de mon âme en quelques mots
Depuis le lever du soleil
Mon verre voit des bas et des hauts
Mais j’lève pas l’pied, je lève le coude
Pour le maintenir à niveau

Refrain
Je lève mon verre !
Je lève mon doigt !
On n’va pas y passer l’hiver
A force d’avoir les mains en l’air
J’ai mal aux bras ! Et mal au foie ! x2

Je lève mon verre
A ces amoureux hors-la-loi
Qui sèment un amour sans frontières
Un amour plus fort que la foi

Je lève mon doigt
A ceux qui appellent à la guerre
Au nom de qui ? Au nom de quoi ?
Des vies valent moins que des prières ?

Maudit Kébri

Je lève mon verre
A celles qui luttent pour leurs droits
Femmes au foyer, femmes d’affaires
Respectez-les comme il se doit

Je lève mon doigt
A tous ces machos gras et fiers
Qui une fois passée la bague au doigt
Les tiennent d’une poigne de fer

J’élève la voix et lève le voile
Sur mes sentiments et mes maux
J’relève la tête et vous révèle
Le fond de mon âme en quelques mots
Depuis le lever du soleil
Mon verre voit des bas et des hauts
Mais j’lève pas l’pied, je lève le coude
Pour le maintenir à niveau

Refrain
Je lève mon verre !
Je lève mon doigt !
On n’va pas y passer l’hiver
A force d’avoir les mains en l’air
J’ai mal aux bras ! Et mal au foie !

Que j’lève mon doigt qu’je lève mon verre
Ca n’changera pas l’monde, quand j’y pense
Elle continue d’tourner, la Terre
Mais j’crois qu’elle tourne à contresens

Je préfère gratter mes feuilles blanches
Jusqu’à passer au travers
J’éveillerai p’tet les consciences
De ceux qui s’penchent sur ces vers


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