Un monde sans fin

Un monde sans fin


Refrain
Arrête de paniquer, c’est pas la fin du monde
Partout sur not’ planète,
Y’a tellement d’choses qui nous dérangent
Des gosses mutilés,
Des bombes qui pêtent à chaque seconde
On n’a pas peur que tout s’arrête,
Mais plutôt peur que rien ne change

On nous parlait d’une inversion des pôles magnétiques
On nous parlait de collision avec la planète X
On nous parlait de tremblements,
D’Armageddon, d’Apocalypse
D’apparitions d’super-volcans,
Et d’autr’ scénar’ catastrophiques

Mais l’humanité
Et sa manie de consommer n’ont jamais été décimées
En réalité,
L’innée tyrannie de l’homme cette année-là s’est ranimée

La passion du pognon, des magouilles et du vice
Et la pression des grands patrons
Pour toujours plus de bénéfices
Peu importe d’où v’nait l’argent,
Peu importe les sacrifices,
L’avidité des dirigeants n’a fait que porter préjudice
À tous les peuples à la ronde, tombés sous les bombes,
D’Islande au Togo, de Kingston à Hong kong
Perdus dans leurs songes, baignant dans les mensonges
Et dans l’sang des gosses sous les décombres
Nos “bons” présidents eux-mêmes creusaient les tombes,
Soutenant les tyrans, cautionnant l’hécatombe
Plomber les colombes, mais quel comble
Pour des gonz militant pour la paix dans le monde

Refrain
Arrête de paniquer, c’est pas la fin du monde
Partout sur not’ planète,
Y’a tellement d’choses qui nous dérangent
Des gosses mutilés,
Des bombes qui pêtent à chaque seconde
On n’a pas peur que tout s’arrête,
Mais plutôt peur que rien ne change

Après 30 ans d’acharnement
À n’jurer que par l’billet vert
À cracher sur l’environnement
Sans n’jamais ôter leurs œillères

L’hérésie des Hommes a dégommé la couche d’ozone
À cause des tonnes de tonne carbone,
Des dégazages et d’leurs usines
Aux quatre coins du globe, température au maximum
Des zones comme Venise sous les eaux,
Et d’autres saturant de toxines

Dans toutes les grandes villes
La pollution a décimé les populations
Condamnés à l’exil
Seule solution pour les survivants : la migration

Exode urbain, exil rural,
Tous nos anciens s’sont fait la malle
Avec sous l’bras comme seul bagage
Juste quelques graines et leurs cancers
Mais plus aucune terre cultivable,
Plus aucune source d’eau potable
Et le problème c’est bien dommage
Restait le même à chaque frontière

Refrain
Arrête de paniquer, c’est pas la fin du monde
Partout sur not’ planète,
Y’a tellement d’choses qui nous dérangent
Des gosses mutilés,
Des bombes qui pêtent à chaque seconde
On n’a pas peur que tout s’arrête,
Mais plutôt peur que rien ne change

Il y a maintenant 60 ans que tout aurait dû disparaitre
Des plus grands buildings jusqu’au dernier coquelicot
Il y a maintenant 60 ans que la Terre n’devrait plus être
Leur fin du monde fut un fiasco

Chaque génération a eu son lot de prédictions,
Plus d’une centaine de prophéties
Mais aucune d’elles n’s’est accomplie
Et moi qui suis l’dernier rejeton
D’cette espèce vouée à l’extinction
J’ai honte de faire partie
De ceux qui ont chassé la vie

J’aurais préféré que la Terre pète,
Que tout explose
Plutôt que d’prendre perpet’
Sur une planète qui s’décompose
Et de voir au fil des jours,
Les joues ruisselant de larmes
Inféconds pour toujours,
Les derniers humains rendre l’âme


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